Echos du Conseil communal du 2 novembre 2016

Petit menu, puisque seul un préavis était soumis au législatif, préavis fort important puisqu’il s’agissait du taux d’imposition. La Municipalité ainsi que la commission des finances recommandaient de maintenir le taux inchangé pour 2017. A noter que ce taux avait été abaissé de 2 points il y a une année, peut-être en vue des élections communales imminentes alors, et également avec le soutien de ceux qui pensaient que moins on donne de moyens à la Municipalité, moins grand sera le risque de gaspiller les deniers publics.

Cette fois-ci personne n’a contesté le taux d’imposition, seule l’UDC a proposé d’abaisser l’impôt sur les chiens de 100.- à 80.-, de manière quelque peu maladroite, arguant que si l’on baissait l’impôt pour les humains on pouvait le faire aussi pour les chiens!!L’amendement ainsi proposé a été balayé par le Conseil à l’immense majorité conte 5 voix, celui-ci ne tenait de toute manière pas la route, puisque le taux d’imposition des humains restait inchangé .Passé cet épisode du folklore contemporain le Conseil a adopté le préavis à l’unanimité moins une abstention.

Le déroulement de la séance fut rapide, une seule interpellation, concernant la Muette, villa de C.-F. Ramuz, domaine privé jusqu’alors, qui pourrait être en partie ouverte au public en annexe du Musée de Pully et dont les locaux des étages supérieurs pourraient être transformés en habitations. Cette solution bien vaudoise,  tenant compte des aspirations de la famille de l’écrivain permettrait de laisser une part au public avec les éléments essentiels rappelant Ramuz. Les divers remaniements à l’intérieur de la maison ont d’ores et déjà profondément  modifié l’agencement depuis 1947 et les objets personnels de valeur de C.-F. Ramuz n’y sont plus depuis fort longtemps.

La séance avait jusqu’alors duré 55 minutes,elle fut prolongée par la présentation du projet « smart city » , comme observatoire de la mobilité  sur Pully.Ce projet est mené pas swisscom, il a été testé sur la mobilité individuelle dans l’agglomération de Zürich et permet, en suivant le déplacement des cartes SIM de swisscom, de voir les déplacements des habitants dans l’espace et le temps. Ce procédé nous a été montré en démonstration dynamique est un outil remarquable qui n’est appliqué à l’heure actuelle que pour le centre-ville, et de manière anonyme. A notre grande surprise, il n y a pas eu de remarque sur la confidentialité des données, puisque l’informatique peut sans autre permettre d’identifier et de suivre les citoyens par leur portable et l’on se serait attendu que les défenseurs de la sphère privée manifestent leurs craintes.

La parole n’étant plus demandée, la séance s’est achevée  plus tôt qu’à l’habitude.



1 Commentaire
  1. Effectivement, l’anonymisation des données fournies, permet une certaine protection de la sphère privée. En s’interrogeant sur les informations détenues par Swisscom, et qui doit les conserver à disposition de la sécurité publique. Mais l’autre problématique, c’est surtout la privatisation de ces données, qui devraient en réalité être reversées dans un Open data, afin de libérer nos propres données, d’une emprise privative, comme avec Google et les autres, dont Swisscom.
    Pour ceux intéressés par ce type de questions, nous rejoindre sur http://OpenLocal.ch
    Merci pour ce résumé Philippe :)

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